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Le Brouillard qui perlait des murs

 

Le Brouillard qui perlait des murs.

 

Le titre est inspiré d’une nouvelle des Chroniques Martiennes de Ray Bradbury. La pièce fait partie du cycle des Cinq Chants pour les Mondes Lointains commencés en mai 2005, elle en constitue le quatrième mouvement. La vision des murs qui exhalent des vapeurs irréelles et légères dans un contexte pesant recèle une grande poésie qui a une résonance musicale très forte. Ce qui est stimulant dans ce brouillard mural consiste justement dans la qualité immatérielle, statique mais en mouvement constant, de cette matière aérienne, un univers flottant et non palpable entre ciel et terre : C’est ce à quoi la musique s’attache, ne pas être une illustration simple de cet univers, mais il a fallut inventer et travailler des sons de toute pièce, correspondant à cette matière aérienne et que j’ai appelé timbres flottants et fluctuations immatérielles. La composition fait tenir ensemble les éléments sonores concrets et électroniques qui sont les matériaux constitutifs de la musique. Les sons concrets proviennent de prises de sons enregistrées dans différentes parties de la maison et représentent l’essentiel des objets musicaux constitutifs des timbres flottant dont les profils dynamiques se mutent en percussions, échos lointains ou rapprochés des orages magnétiques. Les sons électroniques purs issus d’un synthétiseur créent des espaces mouvant synthétiques irradiant des nuages électroniques denses dans les registres aigu, suraigu ou grave, ainsi que des fluctuations oscillantes par mouvements continus entre les registres graves et aigus en opposition au statisme des timbres flottants. Le profil dynamique en arche de la pièce est introduit par un registre pianississimo s’étend vers un double forte sur un climax à la moitié de la durée de la pièce pour redescendre vers un pianississimo en fin de mouvement.